A propos du Iaïdô



Présentation :
Les Bushi (guerriers japonais, aussi appelés Samouraï) avaient remarqué que lors d'attaques imprévues, c'est la rapidité avec laquelle on dégainait le sabre et on enchaînait une contre-attaque, qui permettait d'acquérir un avantage fondamental dans le combat.
De cette observation est née le iaïdo.
Le
iaïdo (ou " iaï ") regroupe un ensemble de techniques d'escrime au sabre (Katana) qui consistent à dégainer et couper l'adversaire dans le même instant.

L'origine : Différentes écoles* ont été créées depuis le XVème siècle qui sont autant de styles. Toutes sont regroupées sous le terme "koryu" (écoles anciennes).

* La notion d'Ecole signifiant alors un style spécifique de pratique, non un club comme nous l'entendons aujourd'hui.
 
Le
iaïdo aujourd'hui est pratiqué au Japon et dans le monde entier.
 
Son développement est dû à deux raisons principales :
- la prise de conscience par les anciens maîtres de l'époque Meiji que le
Iaïdo disparaîtrait si les écoles, jusque là très fermées, ne s'ouvraient pas au public.
- la volonté des fondateurs du Kendo moderne (vers 1952) de ne pas voir le Kendo se dénaturer en sport
:
Afin que le pratiquant de Kendo utilise son shinaï non comme un bâton mais comme un sabre, il est en effet apparu utile de maintenir vivantes les origines du Kendo avec le maniement du sabre nu.
Son succés est lié à ce qu'il apporte aux pratiquants en terme de contrôle de soi, de patience et de persévérance.
Vous trouverez une démonstration (officielle) via le lien ci-contre : 51st All Japan Iaido — Hanshi 8-dan Demonstration

Ses apports : Epanouissement personnel au travers de la conscience du corps, concentration, recherche de précision et de perfection, effort et assiduité transformant peu à peu le pratiquant


 
Le club "Kenshikaï" : Enseignement et Ecole. 
Le club, intégré au Cercle Paul Bert Rennes, est affilié à la FFJ-DA et de ce fait à la ZNKR (fédération japonaise).
Le Seité-Iaï* est enseigné à tous, et le style de l'école Muso shinden** pour les plus avancés et gradés.
* Douze kata ZNKR, indispensables pour les passages de grade
** Quarante-six kata, répartis en trois niveaux : Shoden, dont l'origine est Omori ryù, Chuden ayant pour origine Hasegawa Eishin ryù, et Okuden, série la plus ancienne réservée aux pratiquants confirmés.



La pratique :
   


Le matériel, la tenue :


Bokuto


Iaïto
  Le débutant commence avec un "bokuto" ou "boken" (sabre en bois), une "saya" (étui, ici en plastique) et un "Obi" (ceinture) ; matériel prêté par le club pour les débutants.


 Dans le cadre de sa progression, il passera ensuite au "iaïto" (épée de iaï), généralement en alliage à base d'aluminium. Ce dernier présente l'avantage de figurer un sabre sans en avoir les "inconvénients" (prix ; danger lié à la pratique avec une lame tranchante, entretien).  
Une très grande partie de l'intérêt du Iaï réside dans l'utilisation d'un sabre coupant (shinken). 
NB : La pratique avec un shinken ne peut se concevoir qu'arrivé un certain niveau, avec l'aval de l'enseignant. 
Il est considéré que présenter le 6ème dan ne peut se faire qu'avec une véritable lame, ce qui rend la pratique plus proche de l'esprit du sabre car plus "réaliste", quoique plus dangereuse.

La tenue pour l'initiation ainsi que le débutant sera un T-shirt et un pantalon de survêtement par exemple, pieds nus.

Le pratiquant achètera ensuite un ensemble "Gi" + "Hakama" (veste + pantalon), ainsi qu'un Obi (ceinture large en coton). Les genouillères sont nécessaires !!
 













L'étiquette :
 

Plus que dans tous les autres arts martiaux, l'étiquette ("Reigi") joue un rôle très important dans le Iaïdo où elle est particulièrement élaborée, précise, et ponctuée d'un grand nombre de marques de respect (au sabre, à l'enseignant, au Dojo, etc.).


   

Elle peut être vue comme un moyen de gérer des situations et de codifier l'attitude relative au port du sabre, et ses propres émotions.
C'est sans doute pour cette raison que les entraînements dans les arts martiaux
japonais et notamment dans le Kendo et le Iaïdo commencent et se terminent par des saluts.
 
De même, le risque de blessure est réel, pour le pratiquant ou un tiers. L'étiquette apparaît alors comme un moyen d'appliquer de façon systématique un certain nombre de consignes de sécurité.




 
Les grades et les titres :
Autrefois les Koryu délivraient aux élèves un certificat de capacité (Menkyo).

Aujourd'hui deux systèmes identiques à ceux du Kendo coexistent.
 
- D'une part un système de grades divisés en Kyu (du dixième au premier) puis en Dan (du premier ou Sho-dan au 8è) qui sanctionne la connaissance technique des candidats
.
Au cours d'un examen type, les candidats présentent 5 Kata,
imposés et décidés le jour de l'examen
, devant un Jury composé d'examinateurs dont le nombre et le grade dépendent du grade présenté. A partir du quatrième dan, un ou plusieurs kata "école" sont présentés en lieu et place du nombre équivalent de kata seité iaï.
 
- D'autre part les titres qui sanctionnent les qualités pédagogiques, les connaissances théoriques et la capacité à arbitrer
.
Il existe trois titres qui sont dans l'ordre croissant Renshi, Kyoshi et Hanshi. Des examens sont organisés au Japon 2 fois par an.